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 Chez Léon

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Capitaine Faradday
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MessageSujet: Chez Léon   Ven 24 Oct - 23:57

D’un coup de bec, la mouette attrapa au vol la pièce qu’on lui jeta. Son butin en bouche, elle partit en battant de l’aile. Le vieillard la regarda s’éloigner et disparaître dans l’immensité jaunâtre qu’était la silhouette du soleil. Il parcourut la première page du journal, lu les gros titres, puis glissa la feuille de choux dans sa veste d’officier de la Marine. Il reprit ensuite sa marche, longeant la mer, traversant les quais bondés de la ville. Les derniers rescapés du marché au poisson remballaient leurs restes. Toute ville côtière digne de ce nom avait son marché aux poissons. Une activité se déroulant au matin où les raretés maritimes étaient mises en vente. Une vraie boucherie, en réalité. Un capharnaüm de tous les diables. Et ça se bouscule, et ça gueule, et ça se marche sur les pieds. Heureusement, c’était fini depuis plusieurs heures maintenant et seul restaient les marins qui faisaient leurs comptes, taillaient le bout de gras ou s’affairaient à moult activités. Ils regardèrent passer le représentant des forces de l’ordre, visiblement impressionnés. Lui, ne daigna pas leur accorda un regard. Le vieux militaire glissa une main dans sa poche pour en sortir un cigarillo qu’il nicha entre ses lèvres. La flamme de son allumette vint en lécher l’embout.
Après quelques minutes de marche à gambader sans trop savoir où il allait, le vieillard se dit qu’il faisait faim. Des restaurants sur la côte, ce n’est pas ce qu’il manquait, après tout. Il continua donc sa route, décidé à s’arrêter pour se rassasier dans l’endroit qui lui semblerait le plus approprié. Il se contenta d’aller tout droit, il n’eut jamais à dévier sa trajectoire car nul ne semblait vouloir faire l’obstacle. Son simple passage suscitait une sorte de tension. D’habitude, un officier vêtu de son uniforme au grand complet est accompagné. Qui plus est, celui-ci dégageait quelque chose de particulier, une sorte d’aura pesante. On lui adressa même un « Bonne journée, monsieur ». Ce à quoi il répondit.

- Comment savez-vous qu’elle sera bonne ? Vous êtes un de ces foutus gars de la météo ?

L’interlocuteur en resta bouche bée, le vieil homme ne s’était même pas arrêté pour lui adresser la parole, il était juste passé à côté, comme ça, simplement.
Enfin, il atterrit devant quelque chose qui attisa sa curiosité. Une sorte de caravelle hors norme à l’enseigne criarde et disant « Chez Léon ». Une alléchante odeur s’échappait de l’embarcation et à voir les aménagements faits ce n’était pas un bateau de croisière. Non, plutôt une sorte de bar-restaurant. Le Capitaine avait déjà vu ce genre de bâtiment sur les meurs bleues, l’occasion lui fut présenté de manger à bord du célèbre Baratie. Il était à la poursuite d’un dangereux pirate échappé de la Route de Tous les Périls et qui trouva refuge en East Blue. Il se souvint du succulent repas et décida donc de se restaurer « Chez Léon », histoire de comparer les deux navires restaurants.
Le Capitaine embarqua par le biais de la passerelle, traversa la terrasse et pénétra dans le bar à couvert. Trois clients en tout. Fallait-il dire aussi que ce n’était pas réellement l’heure de manger. Aux heures d’influence, il aurait dû être bondé, vu que les habitants de Pucci aiment ce qui sort de l’ordinaire, hors un navire restaurant n’est pas courant. Le patron avait dû prévoir cela, au plus grand profit. Mais le Capitaine ne vit pas le patron, juste un jeune employé aux cheveux roses derrière le comptoir. Le serveur sûrement. Car le garçon se trouvait à des lieues de ressembler à quelqu’un gérant sa propre entreprise. Il s’approcha du comptoir et s’y installa, prenant place sur un haut tabouret. Agrémenté d’une excellente mémoire, le Capitaine Faradday eut une sensation étrange, comme si la tête de Chevelure Rose ne lui était pas inconnue. Il décida de s’en foutre royalement.
Derrière, le calme plat. Conscient que sa simple présence changeait l’atmosphère des lieux, il se contenta de faire ce pourquoi il était venu, prendre commande.

- Un verre de ton meilleur alcool. Et ton plat du jour, gamin.

Plutôt sympa, comme endroit. Pas vraiment de décoration, mais la personnalisation paraissait présente. Comme si on savait directement de qui cela provenait. Cela restait tout de même plus petit que le Baratie, moins accueillant. Mais ce dernier était un restaurant voguant dans les hautes sphères, les meilleurs cuisiniers des mers bleues, voir du monde, se retrouvent là-bas. La comparaison ne pouvait se faire.
Cet endroit lui paraissait excessivement vide, silencieux. Pour seuls bruits ceux des clients et du garçon aux cheveux roses s’affairant à diverses activités. Rien ne s’échappait des cuisines. Normalement, on devrait entendre le cliquetis des assiettes lors de la traditionnelle séance de plonge. Mais il n’était même pas sûr que cette porte du fond mène aux cuisines. Devant un tel manque de personnel, il en vint à conclure que le jeunot devant lui n’était autre que le patron lui-même. Aucune réaction. C’était étonnant, mais cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Après tout, après bien plus d’un demi-siècle à sillonner cet océan, on savait qu’il ne fallait plus s’abasourdir de rien. En attendant son repas, il se ralluma un autre cigarillo remplaçant l’autre trop vite consumé à son goût.
Puis vint une question, anodine d’apparence.

- Les affaires marchent bien, gamin?

Qu’il posa autant à Chevelure Rose qu’à lui-même. Oui, pour lui, les affaires allaient plutôt bien, la prime du dernier brigand capturé avait rapporté à ses ripoux et à sa propre personne la coquette somme de quarante et un millions de Berrys. Avec sa part, la Tête pourrait se payer quelques congés sur Holiday Island et pourtant, il n’en fit rien. Car malgré tous ses défauts, le Capitaine Faradday aimait son boulot. Et puis, ce serait un manque de respect envers son ami Winter que de s’arrêter en si bons termes.
En outre, ce début, cette ouverture à la conversation éradiquait ce penchant asocial, sociopathe qu’on lui léguait aisément. Le Débonnaire aime le contact avec les gens, ce sont souvent les gens qui n’aiment pas son contact. Personne pour colporter ce ne fait, toutefois.
Mais de ça, Faradday n’en avait cure.
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Allen Walker
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MessageSujet: Re: Chez Léon   Ven 31 Oct - 17:47

De la mer venait un voilier constitué de trois mats, il était rapide et fendait les flots comme une lame tranchant la chair, il arrivait non-loin du port de Pucci alors les hommes sur le navire commençaient leur manoeuvre d'approche, la mécanique était bien huilée et chaques hommes connaissaient son rôle. Et cette fois ce n'était pas moi qui avais donné les ordres, non je restais là, adossé à la rambarde et admirant les hommes de la mer en plein travail. Puis un homme s'approcha, il était aussi grand que moi et son visage semblait dur, mais en s'approchant et en me regardant il s'adoucit. Il me demandait avec douceur si j'avais apprécié le voyage sur son navire de guerre, je ne pouvais que lui dire des compliments sur le travail de ses hommes et il semblait satisfait de mes remarques, je pensais qu'il avait du craindre qu'un homme de mon rang soit mécontent, ce qui lui aurait été défavorable pour une montée de galon. Maintenant les quais étaient très proches, le navire se stabilisa avant de s'arrêter complètement, la passerelle de bois était descendue et bien calé pour une descente en toute sécurité. Une fois le pied posé sur les quais, je me retournais vers le navire pour saluer l'équipage et leur capitaine d'un bref geste de la tête, le capitaine me disait une chose avant qu'il disparaisse de nouveau sur les mers. Il me demanda si j'étais en mission spéciale, car j'avais demandé à ce bon lieutenant de me déposer à Pucci sans escorte et etc, mais je lui répondais simplement:

«Lieutenant ne croyait pas que vous allez abandonner un Colonel dans une mission spéciale, je vous le dis, je suis venu en simple citoyen aujourd'hui, donc non-lié avec l'état major!! Allez parté pour votre patrouille et surtout gardez l'oeil ouvert!!»

Puis je partais arpenter le long des quais, des marins fessaient leur travail habituel sans se poser de question, je me disais qu'il était bien le temps où on avait aucune responsabilité et que nos supérieurs s'occupaient de tout, mais maintenant avec mon grade je dois aussi rendre des comptes et ce n'est pas toujours de la plaisanterie ou de la rigolade, surtout avec la croissance constante du nombre de pirate écumant sur les mers du globe. Pendant que je me trouvais à errer sur les quais, un homme qui balayait me regarda avec un regard noir, ce signe ne m'échappa pas et je me redirigeais vers cette personne, je remarquais son petit geste, un pas en arrière, signe d'une angoisse et d'une peur envers ma personne. Je m'étais arrêté pile devant lui, il n'osait plus bougé d'un poil et cela me permettait de prendre une cigarette dans mon paquet qui se trouvait dans ma poche gauche, je la coinçais entre mes lèvres et de ma main droite j'approchais un zippo crachant une flamme dansante de ma cigarette, je soufflais une gerbe de fumée dans les airs avant de regarder cet homme droit dans les yeux. Je ne lui demandais qu'une chose, pourquoi il me regardait ainsi et il me répondit avec force qu'un homme portant la même veste que moi avait été très peu courtois; je me taisais le temps de son histoire et je lui demandais s'il était sûr que nous portions la même veste d'officier, il répondait qu'il en était certain, alors je lui demandais de me décrire quelque peu cette personne à l'humeur massacrante. Je reconnaissais un de mes anciens supérieurs, je m'en trouvais étonné de savoir qu'il était encore en vie.

Je me retrouvais toujours à arpenter les quais, mais à la recherche d'une personne précise, ce bon vieux capitaine Faradday, mais après avoir cherché un peu partout dans les environs, mon ventre me criait son envie de travailler. Alors, je fessais un tour d'horizon pour apercevoir un restaurant sympathique qui tenterait de remplir mon estomac. Et je venais de découvrir mon bonheur, un simple bateau-restaurant, il était moins grand que celui d'East Blue et surtout moins accueillant, mais comme tout Bateau-restaurant il a traversé les mers et ses cuistos on du savoir faire. Alors, je marchais maintenant vers une nouvelle bataille, celui de mon estomac, le bateau se nommait «Chez Léon» et l'odeur venant de derrière ses portes me fessait presque oublié le pourquoi de ma recherche de tout à l'heure. Mais quand j'ouvrais les portes, une silhouette dans l'ombre du bar me rappelait le but de ma recherche. Malgré mon étonnement, je reprenais mon sérieux et je disais:

«Tien, tien, tien... ne serait-ce pas l'ignoble, maléfique capitaine Faradday?»

Puis je m'approchais avec un sourire sur les lèvres, je me posais sur le tabouret se trouvant juste à côté de lui. Pour l'instant je n'avais pas fait gaffe à se qui m'entourait..

«Alors comment va la chasse?»
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MessageSujet: Re: Chez Léon   Sam 1 Nov - 2:42

- Qu’est-ce qu’elle me braille, la marmaille ?

Rétorqua-t-il de son ton monocorde, en réponse à l’entrée en scène du Colonel Walker. Maléfique, lui ? Ignoble, certainement, mais maléfique, non voyons. Le vieillard se voit plutôt comme un homme vivant du mieux qu’il le peut avec son temps. Un temps dur et sans pitié avec ceux qui y demeurent. Le capitalisme n’avait pas encore de nom, mais cette politique de l’argent existait déjà en cette ère. Ainsi tournait ce monde, avec son noyau, ce moteur abreuvé à la monnaie sonnante et trébuchante. Le vieux Marine comprenait parfaitement ce système, il en était même l’un des plus fervents aficionados. Un véritable maître dans l’art de se faire de l’oseille. Lui et son mentor, Winter, en étaient peut-être même les précepteurs. Bien sûr, la corruption existe depuis la nuit des temps, mais le Capitaine Faradday pense sincèrement que leurs méthodes sont novatrices. Ca faisait du bien, parfois, de se dire qu’on était l’initiateur de quelque chose, peu importe quoi. Ca prouvait qu’on avait quelque chose de concret dans sa vie. Oh, bien sûr, la Tête ne doutait pas que son passage sur terre fut marquant pour celle-ci. A vrai dire, des hauts-faits militaires, il en a accompli une pelletée. Sa réputation n’est plus à faire. Presque aussi célèbre que ses supérieurs Amiraux, s’il en est. Tout ça était dû à son ancienneté. A vrai dire, dans ce métier, on ne vit pas vieux, les risques conséquents achevant bien des vies avant leurs heures.
Mais il s’en fout. Sa renommée contribue à son charisme et il en joue dès lors que cela sert ses intérêts, mais globalement, il s’en tamponne le coquillard.

Nul mouvement pour répondre au nouvel arrivant. Stoïque, sa chevelure d’argent retombait sur sa nuque dominée par ses larges épaules, elles-même recouvertes de sa cape d’officier. Une fumée grisâtre s’échappait de son être, et sa main apparut au-dessus du cendrier sur sa gauche pour y laisser tomber les cendres de son cigarillo. Allen Walker posa son fessier sur le tabouret voisin du sien. Il avait quand même de l’allure, ce jeunot. On voyait bien qui l’avait formé. Les derniers souvenirs de ce marmot remontaient assez loin déjà. Enfin, comparé à la longue vie de Faradday, loin est un bien piètre mot insignifiant. La dernière fois qu’il avait vu le crâne chauve aux tonfas, ce dernier n’était encore que Lieutenant. Un coup d’œil sur son vêtement d’officier suffit pour le renseigner sur sa promotion. Bien sûr, il en fut informé. Mais ce jour lui donne l’occasion de le voir de ses propres yeux.

- On donne du galon aux jeunes blancs-becs de ton espèce, maintenant ? Alors, comme ça, ils ont réussi à te trouver des qualités ?

Ayant servi sous les ordres du Débonnaire pendant un bon bout de temps, Walker devait être accoutumé à ce genre de pique, marque de fabrique du personnage, qui lui conférait tout son caractère. Mine de rien, ça lui faisait plutôt plaisir, au vieux, de revoir le petiot. Ah, ces mômes, on vous les fout dans les pattes, vous leur apprenez le métier, puis ils finissent par partir vers d’autres mers, avec leur propre équipage. Le schéma de la vie repris dans le corps de la Marine, en somme. Son cadet lui fit part d’un commentaire sur la chasse. La chasse aux pirates, évidemment. L’occupation principale de tout bon Marine, histoire de faire valoir les lois, les règles, la paix dans le monde et tout ce schmilblick. Le Capitaine Faradday, lui, les traquait pour les Berrys qu’il valait. Un pirate sans prime ne l’intéressait pas.

- Ouais, mon p’tit gars, ça marche plutôt bien. Le monde est peuplé d’imbéciles qui se battent contre des demeurés pour sauver une société absurde, et ça, ça ne peut qu’arranger mes affaires. Mes collègues cherchent la gloire, le prestige, ou agit par pure déontologie. Ils peuvent garder tout ça, j’en ai eu ma dose durant ma vie. Enfin… P’t’et’ pas l’excès de déontologie.

Il tourna la tête vers lui. Le petit avait pris de l’assurance, ça c’est clair et net. Mais bon, il resterait toujours un jeunot à ses yeux. Il n’aura fini de lui apprendre à vivre le jour de sa mort uniquement. Walker le nierait sûrement, mais plus le Capitaine Faradday le regardait, plus il ressentait les influences qu’il avait eu sur lui. Le fait de bien se saper, avec une certaine classe, faut-il avouer. Et ce charisme. Sans leurs uniformes de militaires, on les prendrait volontiers pour deux brigands de grand chemin, avant-coureurs du crime organisé. Et cette accoutumance au tabac. Ca aussi, Faradday se demandait si ça ne provenait pas de lui.

- Et toi, gamin, qu’est-ce que tu deviens depuis l’temps ? T’as monté un équipage et tout l’barda ? T’as des hommes à toi, maintenant ? Dans le style « Sir, yes, sir » droits comme des piquets ? Comment t’as fait pour devenir Colonel ? T’as buté Barbe Blanche et consort ?
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MessageSujet: Re: Chez Léon   Sam 1 Nov - 14:43

Il semblerait que j'avais déjà fait réagir le petit vieux, il n'était pas aisé de côtoyer ce vieillard sénile, mais j'étais sûr que son esprit était toujours aussi performant en matière de subtilité cassante et blessante. Pendant ce petit laps de temps je pouvais regarder d'un peu plus près les environs, nous étions au bar qui se trouvait au fond de la pièce juste en face de la porte d'entrée, ma main glissa le long du rebord....de nombreux stigmates étaient apparent, sans doute des coups perdus dans de nombreux combats d'ivrogne et d'autres classes de personnes peu recommandables, mais un bar reste un bar et donc les aléas vont avec. Je jetais un regard autour, les tables étaient propres et le sol l'était autant que possible. D'ailleurs quelques trous dans le sol me fessaient penser à des balles de revolver, je me demandais si ce n'était pas le gérant qui tirait dans le sol pour calmer les clients trop perturbateurs. Puis je me retournais pour me remettre en face du bar et je pouvais remarquer une porte sur le côté, sans doute était-ce les cuisines, d'ailleurs un bruit de feu et de frémissement se fessaient entendre par l'entrebâillement de la porte. Je présumais que le vieux avait commandé quelques choses au gérant du bar. En parlant du vieux, il m'interpella et étant aussi près je pouvais me rendre compte qu'il n'avait presque pas changé en dix ans, sa chevelure longue d'argent coulait toujours aussi impeccablement sur ses épaules larges et les rides se confondaient avec les nombreuses cicatrices et l'odeur, toujours cette odeur de cigarillo qui ne le quitte plus, même quand il arrêtait de fumer cette odeur ne voulait plus le quitter. Sa bouche s'ouvrait, mais comme à son habitude avec beaucoup de grâce:

- On donne du galon aux jeunes blancs-becs de ton espèce, maintenant ? Alors, comme ça, ils ont réussi à te trouver des qualités ?

En écoutant le vieillard je ne pouvais plus me retenir et j'explosais de rire en frappant du plat de ma main le comptoir, cela fessait longtemps que plus personne n'avait osé me parler de la sorte et je ne pouvais que m'en sentir mieux, car vraiment cela fait du bien retrouver un peu de l'ambiance du passé...je me souvenais de toutes ces phrases acérés comme des rasoirs quand je me trouvais dans l'équipage de ce vieux sénile, mais malgré cette joie apparente, une sensation de tristesse remonta à la surface, j'aurais bien voulu que mes deux défunts compagnons soient présent pour blaguer et se tordre les boyaux avec du rhum pendant que le vieux nous gueulerait dessus pour qu'on aille faire tel chose, mais cela ne se pouvait pas et cela ne sera jamais. La mort était inébranlable et je ne pouvais pas la vaincre pour récupérer ce qu'elle m'avait pris, maintenant je commençais à réfléchir au pourquoi mes supérieurs m'avaient montés en grade, je n'avais pas vraiment de réponse, sans doute à cause du nombre de pirate que j'ai envoyé les grands fonds ou soit du fait que j'ai vaincu tous mes instructeurs au quartier général...vraiment je ne savais pas quoi penser..ou soit il avait tout bonnement peur de moi et pour calmer mes ardeurs ils m'ont montés en grade...

«Je dirais que c'était un de leur caprice, ou soit ils ont eu peur que l'un de mes tonfas leur tombe sur le crane par mégarde..hahahahaha»

Je me demandais comment il allait en ce moment, je n'avais plus entendu parlé du 5ième régiment depuis que je l'avais quitté et j'avais peur qu'elle soit dissoute, alors j'évitais de parler de ce sujet pour l'instant. Dans tous les cas, j'étais sûr qu'il chassait toujours de la même façon, toujours des têtes mise à prix certes, mais surement pas des petites primes...le vieux avait toujours voulu la difficulté plutôt que la facilité...Il détestait la retraite et il fessait en sorte que la marine ne puisse pas le virer, devenir un membre de la marine indispensable voilà le secret de la longévité dans la marine.

- Et toi, gamin, qu’est-ce que tu deviens depuis l’temps ? T’as monté un équipage et tout l’barda ? T’as des hommes à toi, maintenant ? Dans le style « Sir, yes, sir » droits comme des piquets ? Comment t’as fait pour devenir Colonel ? T’as buté Barbe Blanche et consort ?

Je ne ouvais que répondre dans l'immédiat, alors avec une voix plus calme je répondais:

"Je suis un Colonel qui fait son nom entres des grandes figures de la marine, mon compte en banque se garnie avec le temp...Mon équipage est en reconstruction aprés quelques missions éprouvantes..."

Puis un grand sourire se dessina sur mon visage...

"tu as raisons il me reste plus qu'à me faire ce vieux bourrin de Barbe Blanche..hahahahahahahaha"

Puis je piquais une bouteille de rhum derrière le comptoire, elle me semblait fort appétissante. Je payerais le bouteille, mais j'ésitais à la mettre sur le compte du quartier général ou soit sur mon compte, aprés ce petit moment de réflexion je décidais de la mettre sur le compte de la marine, aprés tout une tel retrouvaille était toujours bon pour le moral des troupes et le travail du quartier général était de faire en sorte qu'on soit toujours d'attaque...
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MessageSujet: Re: Chez Léon   Sam 8 Nov - 2:49

- Le vi’ Barbe Blanche prépare quelque chose. Y’a rien de concret pour le prouver, juste une intuition. Mais je la sens celle-là.

L’expérience parlait. Et Faradday avait une nette tendance à écouter les leçons que la vie lui apprit, son intuition forgée par le temps. Une certitude, sûr à cent pourcents dans la tête de cette homme, une telle confiance en un jugement arrivait peu souvent. Et le fait qu’un tel pressentiment le trompe se raréfiait bien plus encore.
Ce n’était pas la rencontre imminente entre deux des quatre Empereurs se préparant qui lui donnait cette impression. Non, Barbe Blanche et Shanks le Roux, deux sommités de la piraterie, s’étaient déjà rencontrés moult fois auparavant et rien ne découla de ces entretiens. Qui plus est, le Roux n’a pas pour ambition de changer le monde. Effectivement, de ce côté, l’homme le plus proche du One Piece inspirait plus amplement la crainte que son cadet.
Ce n’était pas non plus le fait que la Marine mobilisait quantité de troupes pour empêcher une telle rencontre. La même ritournelle s’opérait à chaque coup.
C’était encore moins le fait que le Capitaine de la Seconde Flotte d’Edward Newgate, Portgas D. Ace, se déplace indépendamment de son commandant dans il ne savait trop quel but.
Mais le regroupement de ces actes.
Ace isolé devenait une proie nettement plus facile à atteindre, bien que facile est un adjectif excessivement faible pour qualifier un humain d’une telle puissance. La chute de Ace causerait le déséquilibre de ce monde et, subséquemment, la guerre pour établir la paix. Incroyable de se dire qu’un être peut acquérir tant d’importance que pour chambouler les rouages de cette terre par ses simples faits et gestes.
Il tira une latte sur son cigarillo, recracha la fumée, plongé dans une réflexion sans fond. Etonnant de voir… Non. De ne pas voir justement, le chambardement en lui s’effectuant en ce moment-même. Tout ce qu’on peut voir de l’extérieur, c’est un homme attendant tranquillement son dîner, son journal ouvert devant lui et un camarade pour faire la causette à ses côtés.
Rah, rien que d’y penser.
Oui, rien que d’y penser. A la Belle Epoque. L’ancienne époque. Celle où il pourchassait Gol D. Roger. Celle où il reçut une longue cicatrice sur le flanc suite à un coup du Roux. Celle où un dialogue plein d’arrogance lui sauva la vie face à Barbe Blanche. Il sentait son sang bouillir à ces simples souvenirs. Aujourd’hui, la comparaison ne tenait pas le coup. Les mers grouillent de petits merdeux pétant plus haut que leur cul, qui se croient forts et qui se font ramasser en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Les grands pirates se comptent sur les doigts des mains, de nos jours.
Soudain, un bruit puissant retentit. La Tête releva sa manche gauche. A son poignet était fixé un bracelet orné d’un escargophone miniature qui équipait normalement n’importe quel officier en service. Le Capitaine Faradday le portait même quand il se trouvait en congé ou en permission, histoire de pouvoir être le premier sur une affaire intéressante.

- Ici la Base du cinquante-sixième régiment, à portée de Water Seven. Demande un officier-correspondant pour une affaire urgente. Faradday regarda Walker dans les yeux, puis appuya sur le bouton au sommet de la coquille du gastéropode, enfin, il prit la parole.
- Que se passe-t-il ?
- Qui est à l'appareil?
- Le Capitaine Faradday.
- Ah ! Capitaine Faradday ! Le Sergent-Chef Kenmei est gravement blessé. Nous ne savons pas s’il s’en sortira. Nous avons besoin d’un Officier Superviseur pour identifier l’agresseur et engager la poursuite s’il le faut. Le Débonnaire laissa quelques secondes en suspens, jeta un nouveau coup d’œil à son ancien subordonné aujourd’hui égal, et répondit.
- J’arrive. J’me situe à Pucci. Je prends le Puffing Tom dès maintenant. Préparez mon arrivée à la gare.
- A vos ordres !

Pas pressé pour un sous, le Capitaine Faradday finit tranquillement l’article du journal qu’il lisait, disant justement que le fameux Portgas D. Ace fut aperçu à Alabasta en cette période de fin de guerre civile. En fait, il savait que le train en partance pour l’île sur l’eau ne partait que dans une demi-heure. Il attendait son repas. En vain. Chevelure Rose devait engager du personnel, ce serait pour lui un gain conséquent de temps, et donc d’argent. Son appétit alimentaire dépassé par son appétit de mouvement, il se leva de son tabouret. Dommage, il aurait bien aimé goûter l’alcool que le gamin proposait. Il y a des choses dans la vie que le temps ne peut aider à réaliser. Goûter toutes les boissons différentes, par exemple. Avec les années, il y en aura toujours de nouvelles sortes. C’était un plaisir pour le Capitaine Faradday qui se déplaçait toujours avec sa propre bouteille. Bouteille qu’il sortit d’ailleurs, déboucha et en but une lampée, histoire d’étancher un peu la soif que le cuistot manqua de faire. Mais la Tête ne lui en voulait pas, pour que son assurance soit assez ébranlée pour qu’il en veuille à quelqu’un, il fallait y aller. Néanmoins, il ne déboursa pas un Berry de sa poche. Si le jeune homme voulait les gagner, il fallait les mériter après tout.
Bon, pas que ça lui démangeait de partir, mais le prochain train était le dernier avant demain. Il s’avança jusqu’à la porte, l’ouvrit, puis tourna la tête en direction du Colonel Walker.

- Tu viens pas, p’tit gars ? On a un train à prendre.
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MessageSujet: Re: Chez Léon   Jeu 13 Nov - 23:04

Mon mentor me parlait cette fois de Barbe blanche, mais sa voix n'était plus à la simple boutade ou par ironie, il semblait des plus sérieux et cela commençait à m'inquiéter aussi, je n'avais jamais réfléchi aux actions des Grands Pirates, ils n'étaient pas nombreux, mais je savais que je ne ferais pas le poids contre eux, j'ai beau être sur de moi et d'avoir une force hors du commun, il n'en restait pas moins que je connaissais mes limites et eux dépassaient fortement mes limites. D'ailleurs maintenant que j'étais entrain d'y penser, j'ai entendu parler de cette fameuse rencontre avec le plus grand pirate et ce Shank le roux, personnellement je n'avais jamais rencontré ce pirate, mais d'après mon mentor, il méritait parfaitement son appartenance au groupe des empereurs des mers.

Je regardais mes doigts vite fait et je décidais de les entre-croisés, geste plutôt bizarre si on y regarde de plus près, mais quand je tendais enfin mes bras le craquement de mes doigts fessaient prendre tout le sens de mes mouvements précédents. Je regardais mon mentor, il semblait encore perdu dans ses pensées, cela m'étonnait pas, même je dirais que j'avais l'habitude à l'époque où j'étais son subalterne, il restait assis silencieusement pendant des heures et surtout il était interdit de le déranger pendant ce laps de temps de réflexion. Des fois je me posais la question s'il ne fessait pas exprès de faire semblant juste pour qu'on le laisse tranquille, en connaissant le personnage cela m'étonnerait pas du tout.
En retournant sur ma réflexion à propos de barbe blanche, je venais de me rappeler une drôle de rumeur dont le sujet était sur l'un des hommes de barbe blanche et pas n'importe lequel, il s'agissait Ace l'enflammé, je lui donnais ce surnom, car sa personnalité était très.....spéciale. Cette rumeur parlait de la raison de son voyage solitaire, mais je ne savais pas si je devais la prendre au sérieux, mais après tout dans toute rumeur il y' a toujours quelque chose de vrai, donc il pouvait vraiment poursuivre quelqu'un....mais le mystère restait entier quand même, qui poursuivait-il et pourquoi seul? Un personnage dangereux....quelqu'un qu'il a connu personnellement. Ma main droite se porta à ma bouche, je reprenais la cigarette de ma bouche et je crachais un panache de fumée au même moment que mon mentor, cette action du hasard me tira un sourire, avant d'éclater de rire...mais, un drôle de bruit me stoppa net dans mon euphorie, un bruit que j'avais souvent entendu entant que colonel, ce bon vieux bracelet escargophone.

Une message nette en sortait:

- Ici la Base du cinquante-sixième régiment, à portée de Water Seven. Demande un officier-correspondant pour une affaire urgente.

Après, le capitaine Faradday me regarda dans les yeux, je pouvais comprendre qu'il comptait aller en mission, ce vieillard en avait jamais assez et c'était sans doute un trait de son caractère que j'admirais. Après s'être identifié auprès du matelot des communications du 56ème régiment, il lui répondait pour lui annoncer qu'il partait sur le champs pour Water Seven et qu'il allait s'occuper de ce problème, mais il fallait toujours qu'il demande qu'on lui sert le tapis rouge à l'arrivée. Maintenant il se mettait à relire son article, il avait peut-être prit quelques habitudes de petits vieux, après un certain temps je venais d'écraser ma troisième cigarette quand il se leva, il sortait de son manteau d'officier une flasque remplit de sa liqueur préférée, puis il partait en direction de la porte, mais au moment de la traverser, il se tourna avec un regard étonné..

- Tu viens pas, p’tit gars ? On a un train à prendre.

Etant donné que je n'avais rien prit, ni bu, je pouvais partir sans laisser un seul berry, de nouveau je me retrouvais embarqué dans une histoire sans comprendre son vrai sens... Mais avec le capitaine Faradday j'avais l'habitude, donc je partais sans me poser de question.
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Chez Léon
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