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 J'ai pas de titre.

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Dark Ezeckiel
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Age : 25
Emplacement : Tu n'as qu'à me chercher, fainéant!
Appellation : Le Prince Obscur.
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Grade: Artilleur.
Equipage: Trapnest Kaizoku.
Niveau: 3

MessageSujet: J'ai pas de titre.   Mer 26 Nov - 20:36

Encore une fois, je ne peux pas m'empêcher de poser les yeux sur toi. Et je me perds dans mes pensées, dans mes peurs. Aussi calme que tu paraisses, j'ai l'impression de deviner que tu es déjà toi aussi en proie à l'angoisse et à l'anxiété. Le temps passe... Trop, beaucoup trop rapidement. Je savais que je n'aurais pas dû manger. J'ai l'estomac en feu. Les palpitations de mon coeur, elles aussi, sont déjà bien trop rapide. J'ai déjà cette boule si familière en travers de la gorge, ce poids au fond de l'estomac, comme une boule de métal en fusion logée dans mes entrailles. On essaie de penser à autre chose, de faire comme si de rien n'était. J'essaie de me convaincre que je suis suffisamment fort, que je peux affronter cette séparation. Pourtant, je sais que je me mens, que je me voile la face. Je sais que bientôt, je ne sentirai plus tes doigts entre les miens, que je ne pourrai plus te regarder comme je le fais en ce moment. Je sais que bientôt, je me retrouverai de nouveau seul et apeuré.

Je sais tout ça. Mais pourtant je souris, parce que je sais que si je sombre déjà, je vais te faire pleurer toi aussi. Je ne sais pas si mon état de trouble est apparent. Mais je crois que tu t'es rendue compte que je ne me sentais déjà pas bien. J'ai du mal à savoir où j'en suis. Je me raccroche à ta présence, à ton odeur et à ta proximité tandis que je me rapproche un peu de toi. Je cherche à me changer les idées, à regarder autours de moi afin de détourner mon attention. Mais rien à faire. Je le sais, mais je persévère, espérant sans grand espoir que ma volonté saura étouffer les cris tourmentés de mon coeur. Je le sens battre à tout casser, j'entends ses battements au creux de mes oreilles depuis un bon moment déjà. Je suis en sueur. Est-ce que tu l'as remarqué? Est-ce que tu as remarqué tout ça? Je ne le sais pas, et je n'ose pas chercher à savoir comment tu te sens de peur de te piquer au coeur. Néanmoins, tes "ça va" sonnent faux... Ou tout du moins, j'en ai l'impression. Je ne sais plus vraiment. J'ai l'impression que ma tête va exploser. Je sens la nausée me gagner mais je la calme du mieux que je peux. Il ne faut pas que je cède, pas devant toi. Je sais que si je craque, je briserai tes défenses à toi aussi et déclencherai ta douleur. Je ne veux pas que tu subisses les conséquences de ma faiblesse. Je suis trop sensible... Je le sais, et tu le sais aussi. Mais pourtant, je n'ai jamais senti mes nerfs autant à fleur de peau que maintenant. J'ai du mal à respirer et je me sens au bord de l'évanouissement. J'ai l'impression d'avoir le plat d'un couteau qui passe inlassablement le long de la paroi de mon coeur. Je le sens... Il attend le moment propice pour venir le percer. Il lui promet un final cruel par de petites souffrances passagères. Mais je sais que ce n'est rien, absolument rien. Que le pire est encore à venir. Je déglutis difficilement et déjà, nous nous dirigeons vers la voie ou je vais devoir me résoudre à te lâcher la main.

À mesure que l'escalator nous emmène sur le quais, je me sens de plus en plus mal, presque au bord de l'asphyxie. Je crois que je serre ta main un peu plus fort... Je ne saurais pas vraiment le dire. J'espère ne pas te faire mal, je me sens si bizarre... Mais la peur de m'effondrer devant toi me permet de rester debout même si je sens que mes jambes ont du mal à me supporter comme jamais. Mal, si mal... Je me plante les ongles dans le pouce pour calmer toute cette douleur qui me pèse. Je tremble... Merde. J'essaie de me calmer, de m'apaiser de mon mieux pour ne pas que tu le sentes. Mais toi aussi, tu trembles. Je le sens. Tu aurais beau le nier... Je sens tes membres trembler, et je sais que ce n'est pas à cause du froid. Je me blottis contre toi pour trouver un peu de réconfort et respire aussi calmement que je le peux. Je ferme les yeux, de temps à autre. Comme ça, je peux sentir ton odeur qui, elle, parvient à adoucir momentanément tout ce qui m'accable. J'ai envie de te remercier d'être là. De m'excuser pour les larmes que tu verseras, à l'abri de mon regard, quand tu seras à bord de cette machinerie qui va t'arracher à moi. Je sais que tu me gronderais encore pour ça, mais ça ne calme pas mon envie de te dire ces mots. Je m'efforce d'être fort. De ne pas me laisser abattre. Pas tout de suite, du moins. Pas alors que tu peux me voir. Je sais que c'est hypocrite d'attendre que tu ne puisses plus le voir pour laisser tout ce poids me tomber desus de plein fouet... Mais je pense que c'est le mieux que je puisse faire. J'espère que c'est le bon choix, et j'y crois aussi fort que je peux. Je crois que tu préfères garder une dernière image de moi le sourire aux lèvres plutôt que les larmes aux yeux, non?

Ca y est... Il est là. Ce foutu train. Ce putain de train que j'ai envie de démonter pièce par pièce. Cette machine infernale qui va te voler à moi, qui va refermer sa cuirasse de fer et d'acier après que tu te sois glissée à l'intérieur. Je serre le poing à en faire blanchir mes jointures, les dents aussi. Je me retiens de me mordre la lèvre; je sais que tu le remarquerais. On se lève. Je sens mes jambes faiblir et menacer de céder mais je fais tout ce que je peux pour rester debout. Pas question de te laisser y aller seule... Chacun de mes pas résonne dans mon crâne et y provoque une douleur intense. Pourtant... Ils me paraîssent si lointain. Mon coeur et mon corps me semblent transpercés par des milliers d'aiguilles chauffées à blanc. J'ai mal... Si mal... Mais je sais que ce ne sont que les prémices. Que ce sera encore pire quand tu auras dû me laisser. Pour toi comme pour moi. Et j'essaie de m'y préparer. Mais je sais que cette souffrance-là est vicieuse. Bien qu'on sache qu'elle frappe en plein coeur, on ne peut jamais l'arrêter, la bloquer. Parce qu'elle est inévitable. Mais j'ai appris à l'encaisser et je sais que je finirai par m'en relever... Tant bien que mal et amoindri, mais je m'en tirerai. L'amertume m'emplit déjà et je m'efforce de profiter de chacun de nos ultimes baisers. Je sais que je ne pourrai plus y goûter avant un moment, à tes lèvres. Chacun de leurs passages sur les miennes m'offre comme une bouffée d'oxygène éphémère. Je t'aime... Peu m'importe d'accentuer encore le chaos qui règne dans ma tête. Je veux te dire ces mots autant de fois que je le peux avant que tu ne puisses plus les entendre de vive voix, en chair et en os. Je me love encore un peu contre toi, avec encore cette envie persistante de te garder à jamais à mes côtés, de ne pas te lâcher. Mais je suis forcé de m'y résoudre. Les portes ne vont pas tarder à se fermer. Je tremble de plus en plus et je sens que tu me lâches pour entrer, à contrecoeur toi aussi. Je te vois grimper dans la voiture que t'indique ton billet.

Ca y est. Le froid vient me brûler la chair. J'avais seulement les larmes aux yeux devant toi. C'était déjà trop. Mais au moins, j'ai réussi à les contenir. Pour le moment, du moins. Je longe le train et te suit à travers les vitres crasseuses du wagon, les yeux rivés sur toi. Je te suis depuis l'extérieur, sur le bord de la voie. J'ai l'impression qu'on se prépare à m'enfoncer des clous dans le coeur. Qu'on les plante délicatement. Qu'on les installe à peine tandis qu'on va chercher le maillet pour les faire disparaître dans la paroi... Cardiaque, en l'occurence. Je te vois essuyer tes yeux. Est-ce que j'ai provoqué tes pleurs? Je ne sais pas. J'espère que non. La douleur de la séparation est déjà bien suffisante que pour que je l'accentue encore. Je sens mes pensées s'embrumer encore plus. Je ne peux plus réfléchir... J'ai trop mal à la tête. Je ne peux pas détacher mon regard de toi même si je sais que je me fais du mal. Mais peu m'importe. Je veux pouvoir te voir jusqu'aux derniers instants. Jusqu'à ce que je sois incapable de maintenir ce dernier contact. La machine s'ébranle et annonce son départ. Les portes sont fermées. Je ne peux plus venir te chercher, ni te rejoindre. De toute manière, je n'aurais pas pû le faire parce que je sais que tu dois t'en aller. Je ne veux pas. Je sais que tu ne veux pas non plus. On ne veut pas, mais il faut. Toutes les bonnes choses ont une fin. Je le sais, mais pourtant j'ai si mal. J'ai l'impression que je vais voler en éclats et que ma tête va éclater. Elle bourdonne déjà. Je sens les battements de mon coeur de plus en plus violents. Le convoi s'en va... Il accélère lentement à mesure que les machines lui donnent son élan. Je cours. Je cours de toutes mes forces. Avec les forces du désespoir. Je veux encore te voir. C'est trop tôt. Je ne peux pas te laisser partir comme ça. Le train prend de la vitesse. Je vois qu'il me distance. Je sais que je ne pourrai pas tenir le choc longtemps. J'accélère encore... Je sais pas comment. Je sens mes muscles tirer. Je sens mes jambes crier sous le coup du supplice. J'y suis presque... Je vais rattraper ton wagon, t'entrapercevoir une dernière fois, le bout du quai est encore assez loin pour ça.


Je savais que j'aurais dû refaire ce lacet. Le goût du sang dans ma bouche et la douleur que j'ai à la lèvre me laisse deviner sans trop de mal ce qui s'est passé. Je me relève maladroitement, sonné. Je ne peux que contempler le véhicule qui s'éloigne et t'emmène loin de moi... Trop loin. Je sens tout ce qui me pesait s'abattre sur moi de plein fouet. Merde, merde, merde! Putain de lacet... Pourquoi moi, pourquoi maintenant? Je frappe des poings sur le sol à m'en faire saigner. Je ne sens de toute manière pas la douleur. Elle est engloutie par les meurtrissures de mon coeur. Je me sens mal, mais mal... Et si seul. Ca y est... Je peux pleurer, maintenant. Les genoux écorchés, les mains abîmées, je laisse les larmes ruisseler... Je n'ai pas la force de me relever. Peu m'importe... J'ai tout le temps. Je ne suis pas pressé de rentrer, pas presser de retrouver la maison vide. De ne pouvoir que constater ton absence. De ne pouvoir que réaliser que tu n'es déjà plus là. Pardon d'être si faible.

Excuse-moi si je flanche...
__________

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Paprika
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MessageSujet: Re: J'ai pas de titre.   Mer 26 Nov - 21:24

... drunken ... Shocked ... waouh ... c'est ... c'est vraiment très beau ... ça prend aux tripes, j'étais vraiment à fond dedans ! Bravo, vraiment bravo ! j'adore ce genre de texte triste et torturé ... merci de nous faire partager ça ^^ gyaah ... j'aime vraiment les textes comme ça ! c'est ce que j'aime écrire également ... j'espère qu'il y en aura d'autres ^_^ tu n'avais pas de titre et bien moi je n'ai pas vraiment de mots pour décrire la beauté de ce texte !
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Lucy

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MessageSujet: Re: J'ai pas de titre.   Dim 21 Déc - 18:36

... Surprised ... je... je sais pas comment décrire... d'un côté c'est trop et de l'autre j'aime tellement ce texte... c'est ouais, indescriptible... Bravo dai-dai kun!


... moi j'aime les gares x)
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Baggy Le Clown
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MessageSujet: Re: J'ai pas de titre.   Dim 21 Déc - 19:41

    J'adhère.
    Les descriptions qui vont au moindre "petit grain de sable", j'adore ça, mais un vieux "IBA" m'a dit que ça se "lisait pas sur la longueur", j'adore que ça reprenne dans ton texte, comme je l'avais fait dans un vieux combat avec un personnage aux cheveux roses et tout "pitit". C'était en poussant tellement le truc que mon adversaire s'est pris un pavé tellement gros à lire qu'il a abandonné le combat alors qu'il partait pourtant gagnant, ça tue ce moyen de description, sans mauvais jeux de mots... clown
    Autrement, on a l'impression de voir du vécu la-dedans. J'ai écris dans le même genre, il y a peu.
    Tu as réussi à faire fermer le clapet remplis de mots bizarres de Lucy... Shocked Laughing Razz


Dernière édition par Baggy Le Clown le Jeu 25 Déc - 21:23, édité 1 fois
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Ben Beckman
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MessageSujet: Re: J'ai pas de titre.   Mer 24 Déc - 18:47

Tu as un très bon style d'écriture mon grand. Il y a la qualité, tu as bien battis ton texte, il est beau à l'ensemble. Bon travail et surtout si tu aimes ça faut continuer parce que tu as du talent même si tu es encore débutant ^^
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EX-Roronoa Zoro
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MessageSujet: Re: J'ai pas de titre.   Mer 24 Déc - 18:58

Magnifique, très émouvant ...
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Ex-Shanks Le Roux
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MessageSujet: Re: J'ai pas de titre.   Mer 24 Déc - 19:10


    Le monde est à l'envers, Zoro qui trouve un texte émouvant...

    J'aime pas ce qui est triste, ça me rend nostalgique T_T Mais en parlant de qualité, il y en a, c'est sûr. En terme d'écriture c'est très beau, j'aime bien malgré la tristesse qui s'y trouve. Me tapez pas, je trouve quand même ce texte magnifique x]

    Très beau travail et belle inspiration !

    Et puis Ben, t'as toujours le don de rendre les gens triste toi =="

    Ah oui, je vais peut-être, j'ai bien dis peut-être faire un texte, mais vous verrez la différence qu'il y aura XD ça parlera de bières, de fêtes et joie de vivre =)

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Zébulon
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MessageSujet: Re: J'ai pas de titre.   Jeu 25 Déc - 21:05

De tous ceux que tu m'as fait lire, celui-ci fait parti de ceux qui me frappent le moins, néanmoins on ne peut nier la qualité bleufante qui baigne dans la totalité de ton texte.
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MessageSujet: Re: J'ai pas de titre.   

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