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 Du boulot à amasser

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Ridcull
Gratte-Papier de l'Etat Major
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Masculin
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MessageSujet: Du boulot à amasser   Dim 11 Jan - 19:35

Hidao avait passé un peut plus de 2 jours dans son bureau. Officiellement, il y réglait de la paperasse, officieusement, il enchainait siestes, gateaux au raison et piquette bas de gamme au gout anormalement proche du formol. Bref, en l'instant, il en était a la première étape, affalé sur sa documentation (couronné d'ailleurs d'un magnifique oreiller), une bulle de bave écumant de sa bouche au gré de ses inspirations saccadés. Un spectacle comme on en voyait beaucoup en somme. Et un grand homme au visage blanc neige était positionné, les bras croisé devant l'épave qui se présentait spontanément a qui avait le malheur ou la bêtise de franchir le seuil du bureau. Le gars avait un certain cran pour avoir pénétré ainsi dans le bureau du gus alors que ce dernier profitait d'un sommeil qu'il serait sans doute le seul a évaluer comme étant "bien mérité". Mais ne poussons pas, s'était il dit, la chance jusqu'à tenter de réveiller le gaillard. C'était le genre d'action irréfléchie qui vous foutait face a une merde qui collerait certainement a la peau autant qu'un chewing gum aux semelles. Coup de chance innésperé, Ridcull émergea de ses songes ou résidaient une curieuse colonie de poules carnivores. Comprenez que se réveiller avec le sentiment de n'avoir pas assez dormis pour en plus se retrouver face a un minable dont vous sauriez d'avance qu'il vous emmerderait, n'était pas l'éventualité la plus guillerette pour entamer la journée. Ce putain d'adjoint, Ce ras du cul avait laissé entrer un morceau de choix. Cet espèce de branle-sec était un habitué des lieux. Il venait régulièrement au bureau se plaindre d'une quelconque injustice au vieux gars puis repartait bredouille de compensations mais non de postillons. En effet le corsaire en question et le vieux étaient de sérieux camarades de prises de bec. Hidao n'avait jamais rien concédé à ce qu'il considérait comme une erreur de la nature. Pensée tout à fait légitime.

"ADJOIIINT !!" s'empressa de crier le vieux avant que la brique comme avait coutume de l'appeler Ridcull, n'ait commencé sa prestation. Le cris fut si violent que ses échos s'en cogneraient sans doute contre les murs d'ici une semaine encore. Le concerné accourut, essoufflé par la course qui l'avait conduit presto au bureau de son supérieur, passa aux cotés du corsaire, les bras toujours croisés impassible malgré la scène.

"Pauvre sac mou ! J'vous ai dis qu'j'avais une affaire à régler avec des boules de plumes et vous m'laissez rentrer n'importe qui dans s'bureau. Espece de niche à merde ! Cette gueule de ciment j'veux pas la voir ici comprenez ?!" Continua il en désignant Oboken (de son nom) du doigt, sans même se soucier des restes d'amour propres du concerné.
"Toi ! fit il à l'adresse de l'intrus. J'veux plus t'voir ici ou j'te r'monte le cul dans les épaules compris ?! Et carres-y ta marge de manoeuvre tant qu't'y es. T'es tricard ! Si tu m'emmerde, j'te façonne la tête à ma manière. Avec une pelle !"

On pouvait au moins reconnaitre ça à Hidao. Il était clair et sans frioriture dans sa démarche. Le temps lui manquait, ce pourquoi il se leva derechef, l'arbalette à la main (on se demandait même plus comment il faisait pour la faire apparaitre ainsi, comme par magie. Force était de constater de Ridcull et son arme avaient un lien tres dense entre eux). Bien sur c'était pour les poules.

"Bon allez, raccompagne monsieur. Cire lui les bottes et renvoie le chez lui avec une bouteille de rhum. S'ra pas dit que je sais pas recevoir quand même."

Oboken était resté de marbre tout le long du la plaidoirie d'Hidao. Normal pour une tête de ciment pensait d'ailleurs ce dernier. Il léger fou-rire négligemment retenu s'échappa d'entre les rides de la bouches du vieil homme, expulsant un bruit semblable à un pet. Non, vraiment, la chance plantait au bouquet des fleurs dans le nez du pauvre Oboken. Jamais il n'avait pus s'entretenir avec Hidao en de bonnes circonstances, c'est à dire autours d'une bouteille de rhum, préalablement et intégralement vidée par Hidao bien sur. Et c'était d'autant plus malheureux que ce dernier pratiquait la réception alcoolisé près d'une fois sur deux. Bref, le corsaire explosa

"Jusqu'à quand vous allez vous foutre de moi ! Toutes les personnes un peu renseignées connaissent les activités du gouvernement. Ce n'est pas vous qui allez me dire comment je dois gérer mes affaires et encore moins punir des criminels de secondes zones comparé à ce que vous êtes ! ! Vous imposez gentiment vos ideaux a tout le monde dans le coin et on a pas notre mot a dire. Je ferme ma gueule pour ça, mais la façon dont je gère mes affaires, c'est pas vos ognons ! Il n'y a bien que la Marine qu'y croit encore à des idéaux quelconque. Quel paradoxe pour une armée."

Le vieux Ridcull était à present aux abords de son bureau, l'arbalette pendant mollement au bout de son bras. On aurait dit que sous-peser tel alliage de bois et de métaux faisait pencher le vieux d'un coté. Le plus impressionnant étant que c'était effectivement le cas. Il écoutait, au vue de la reproduction éclaire de ses rides frontales, avec attention, la mine tout aussi renfrogné que d'habitude. Le vieux ne parlait pas. Oboken aurait pu s'en feliciter si seulement cela ne s'apparentait pas à l'éternel "calme avant la tempête". Or, cela s'apparentait au calme avant la tempête.
Le vieux pris une inspiration nasale d'une bonne flopée de secondes qui laissait échapper comme un étrange bruit de canard pressé contre une paroi en verre puis, dans une tempette de postillons assaisonnés aux pastilles pour la thoue, évoqua son avis avec la sérénité d'une tremblement de terre dont on aurait insulté la soeur.

"Pauvre gland ! T'es un putain d'pirate et tu réclames la justice ?! Mais bordel c'est qui l'idéaliste ici ?! Tu crois p'têt qu'on a signé un contrat tout les deux ?! Que j'ai des comptes à t'rendre ?! Que tous les dimanches faut-que j'aille te nettoyer l'cul avec une peau d'chamois ?!" à cela, s'en suivit une nouvelle inspiration, precurseur du second volet d'insulte.

" Le vieux fou te ratisse ta gueule de navet trop mûre avec CA, fit il en brandissant hargneusement l'arbalette qui, tout à coup, ne semblait pas si lourde que sa. si tu continue à l'faire chier. Le vieux con peut te pondre un ordre de mission à l'attention des putains d'amiraux dont tu serait le principal sujet si tu continue à lui casser les noix. Et le vieux con va arrêter de te d'mander poliment de quitter son bureau, y va te l'ordonner !"

Fidèle à sa réputation, Hidao ne tarda pas a ajouter les actes au paroles en levant fermement son arbalette, miraculeusement chargé, avec pour ligne de mir la tête d'Oboken. L'adjoint, jusqu'ici immobile, à mi-chemin entre la crise cardiaque et la crise de nerf daigna alors ouvrir le bouche lentement, de sorte de ne pas être relégué en rang de nouvelle cible.

"Monsieur je ... Mais le reste de se phrase étant en incompatibilité avec le regard en coin que lui lança le vieillard, il s'évertua à avaler silencieusement une grosse boule de salive et à se repositionner en foetus. Une fois cette tentative découragé d'un hochement de tête, Hidao repris contact avec le marchand

"Maintenant dégage. Va t'plaindre aux ordres sup' de l'injustice dont t'as été victime. Chuis à peu près sur que sa les interess'ra autant que d'savoir si mes couilles sont molles ou dures ! En l'occurence, elles sont dures !!"

Une fois cet étalage de raffinement mondain évacué, Ridcull tourna à nouveau la tête vers son adjoint.
"Adjoint ! fit-il méchamment ... D'un ton aussi doux, donc, qu'une râpe a fromage du point de vue d'un lépreux en compraison de celui employé envers Oboken "Tu va me renvoyer ce gus chez lui fissa et SANS bouteille de rhum." fini il comme ci ce dernier détail eut été l'acte le plus vil qu'il aurait pus commander à son adjoint.

Quelques menaces de mort plus tard, Hidao se retrouvait seul dans son bureau. Il lança alors son arbalette rageusement sur son oreiller. Un petit verre et c'était au tour des poules ... De l'avis de Ridcull tout du moins puisqu'une nouvelle personne s'apprétait a franchir le seuil de la porte, un autre urluberlu que Ridcull ne connaissait que trop bien (le terme trop euphémisant la pensée profonde du vieux.
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